Agence Roger-Viollet

HORS-CHAMP

(France)

© Gaston Paris / Roger-Viollet

(Se) plonger dans les si riches archives de l'agence Roger-Viollet n'est jamais chose vaine. Et, en indexant sa recherche sur « cinéma », on tombe sur quelques petites merveilles à la fois de souvenirs et d’indiscrétions concernant nos vedettes préférées.

Gaston Paris, formidable photographe du magazine Vu, qui dans les années trente fut le premier à donner sa vraie place à la photographie, et Alain Adler, pour poursuivre dans les années cinquante et soixante, ont gardé trace des coulisses des films français pour notre bonheur de cinéphiles.

Les photographies de Alain Adler et de Gaston Paris font partie, du « Fonds Roger-Viollet » qui appartient à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, et par concession de service public sont diffusées par l’Agence Roger-Viollet.

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LE RIO
du 20 mai au 28 juin
VERNISSAGE
Jeudi 21 mai à 18h30

+ LES PHOTOGRAPHES

Gaston Paris
Né en 1903, Gaston Paris est dès les années 1930 l'un des piliers de l'hebdomadaire Vu fondé en 1928 par Lucien Vogel. Seul salarié parmi les photographes, il partage les pages du magazine avec Laure Albin-Guillot, Germaine Krull, André Kertész… Il multiplie les reportages : cinéma, sport, chanson, théâtre, le chantier du nouveau Trocadéro... etc. Aux côtés de cette production classique d'un reporter photographe de l'époque, il livre de nombreux petits reportages étranges et personnels, aux inspirations surréalistes. Il excelle dans les mises en scènes bizarres et devient l'un des collaborateurs attitrés du magazine Détective de la fin des années 1930 aux années 1950 ; entre horreur et Grand Guignol il y reconstitue des drames peuplés de gangsters et d’adultères... Il meurt à Paris en 1964. Rachetées par Roger-Viollet peu après la disparition du photographe, les 15.000 photographies de Gaston Paris permettent de suivre l'évolution de son regard, de saisir sa familiarité avec ses modèles, Simenon, Cocteau, Jouvet ou Piaf, et de découvrir les charmes des concours de maillots de bain à la piscine Molitor, ceux des coulisses des Folies Bergère ou des ateliers d'Yves Brayer et de Moïse Kisling.

Alain Adler
De 1954 à 1964, le photographe Alain Adler arpente les plateaux du cinéma français. La décennie est riche en productions, des débuts de la Nouvelle Vague avec À bout de souffle de Jean-Luc Godard ou Tirez sur le pianiste de Claude Chabrol, à la longévité de la « qualité française » des films de Claude Autant-Lara ou de Jean Delannoy, contre laquelle elle s’est construite. Les comédiens ne sont pas en reste : Delon, Belmondo, Gabin, Regianni, Micheline Presle, Micheline Morgan ou Annie Girardot, les acteurs emblématiques du moment défilent devant l’objectif du photographe qui les saisit en pleine action ou au repos. L’agence Roger-Viollet, qui a acquis le fonds du photographe en 1990, a numérisé plus de 12.000 négatifs

www.roger-viollet.fr