1er AOÛT au 1ER SEPTEMBRE 2026

John TROTTER
Juliana BEASLEY

Paradis perdu

L’an dernier, le moment nous paraissait opportun de revenir sur un pan de l’histoire contemporaine des États-Unis.

En 2025, nous avions présenté à la Cure d’Aumessas, espace d’exposition temporaire au coeur des Cévennes gardoises, « Trois regards sur les Etats-Unis d’Amérique de 1900 à 1945 » avec trois géants de la photographie américaine : Edward Sheriff CURTIS, Dorothea LANGE, Ansel ADAMS.

En 2026, nous proposons une suite américaine avec le travail de John Trotter sur la crise écologique autour du fleuve Colorado et celui de Juliana Beasley sur une communauté blanche, miséreuse et oubliée d’un quartier de New York.

Deux expositions pour décrypter un peu plus avant l’histoire immédiate des Etats-Unis, avec les laissés pour compte d’une société dans laquelle le capitalisme exacerbé détruit petit à petit le rêve américain. Les pauvres, comme ceux de Rockaway ce quartier du Queens dépeint magnifiquement par Juliana Beasley, tout comme ceux qui peuplent les rives d’un fleuve Colorado surexploité dont John Trotter a suivi patiemment la vie quotidienne, ont compris qu’il ne leur faut plus rien attendre de l’état « providence ».

Last stop, Rockaway Park 

de Juliana BEALSEY

C’est une péninsule isolée et lointaine, au bout du bout de New York City où vit une communauté de laissés pour compte. Ils sont pauvres, souffrant pour la plupart de troubles mentaux ou psychologiques. C’est pour cela, sûrement, qu’on les a exilés dans de coin oublié du Queens, au bout de la ligne, le dernier arrêt de Rockaway Parc. Last stop, Rockaway Park est une série documentaire que la photographe américaine Juliana a réalisé entre 2002 et 2010. Une série de portraits intimistes de la communauté de Rockaway avec laquelle la photographe a noué des relations très personnelles.

No Agua, No Vida 

de John TROTTER

Entre 2001 et 2017, le photographe américain, John Trotter photographie le fleuve Colorado pour son projet « No Agua, No Vida ». Depuis ses sources dans les montagnes rocheuses jusqu’aux vestiges desséchés de son delta surplombant le golfe de Californie, John Trotter documente sur 1400 miles de long, les dommages irréversibles causés par l’homme au fleuve Colorado, au sud-ouest des États-Unis et au nord-ouest du Mexique.

LES PHOTOGRAPHES

JOHN TROTTER, né en 1960 aux Etats-Unis, a travaillé en tant que photojournaliste de presse pendant 14 ans, aux Etats-Unis et à l’international, jusqu’au 24 mars 1997, date à laquelle il a été laissé pour mort par une bande de jeunes hommes, alors qu’il était en mission pour le Sacramento Bee. Les photographies qu’il a prises pendant sa longue convalescence ont donné naissance à un livre, The Burden Of Memorie (Le fardeau de la mémoire). 

En 2001, John Trotter commence à prendre des photographies à Mexico pour son projet No Agua, No Vida à propos de l’altération du fleuve du Colorado par l’humain. Il a photographié la rivière sur ses 1400 miles de long, depuis ses sources dans les montagnes rocheuses jusqu’aux vestiges desséchés de son delta surplombant le golfe de Californie. John Trotter vit à New York depuis les années 2000 et, en 2017, il devient l’un des membres fondateurs du collectif MAPS Images.

JULIANA BEASLEY, digne héritière d’une tradition photographique américaine (Diane Arbus, Nan Goldin…),s’intéresse aux marges.

Née en 1967 aux Etats-Unis, elle est diplômée de la Tisch School of the Arts de NYU en 1990, et commence à travailler comme photographe indépendante, couvrant la vie nocturne de New York pour The Village Voice. Son projet de quatre ans sur les danseurs exotiques abouti au livre Lapdancer (PowerHouse Books, 2003), un récit intime du monde des clubs de strip-tease.

Juliana Beasley est lauréate de divers prix et est nominée en 2007 pour le prestigieux International Center of Photography (ICP) Infinity Awards. Ses œuvres font parties des collections du Victoria & Albert Museum à Londres et du Musée de la Photographie à Charleroi, en Belgique.

En 2010, elle est invitée en résidence de création par ImageSingulières à Sète, et sort sa deuxième monographie, Sète#2010, Juliana Beasley. Son travail est représenté par Contact Press Images.

INFOS PRATIQUES

La CURE

7 rue Tra l’église – 30770 Aumessas

du 1er août au 1er septembre

du vendredi au mardi de 15h à 19h

fermé mercredi et jeudi 

Entrée libre et gratuite

Petite librairie photo sur place – CB acceptée

Info pratiques Aumessas

Se garer au Parking Du Café de la Gare, puis rejoindre la Cure à pied vers l’église.

Restauration à la Lampisterie à côté du Café de la Gare, réservation auprès de Julie 06 62 03 15 86. Ou chez Mitch, commandez votre pizza au 06 75 53 60 73 à déguster au Café de la Gare.

Marché de producteurs et d’artisans tous les mardis de 17h30 à 20h avec animations et concerts en juillet et août.